Les mots et les écrits

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Les mots picturaux de Tobiasse

« J’écris dans mes tableaux car dans la tradition de mon peuple, les choses ne vivent que si elles sont nommées »

 

Ces mots étranges et poétiques semés sur les tableaux et les dessins de Tobiasse étaient aussi importants pour lui que le trait. Ils faisaient partie intégrante de son œuvre qu’ils ne cherchaient pas à expliquer mais plutôt à prolonger. Parfois, il s’agit de simples titres, parfois de phrases assez longues qui se mêlent au trait à la couleur… Une fantasmagorie qui faisait remonter à la surface des morceaux de mémoire, des sources d’espoir, de petits délires « pour inventer sa vie ».

Ses écrits lui servaient également de matière pour travailler. A la manière d’une abeille, il butinait dans de la poésie mais aussi dans des livres de Christian Bobin, de le Clezio, Tahar Ben Jelloun dont il se délectait. L’histoire en elle-même n’était pas le plus important, mais plutôt la musicalité, la douceur ou la force des mots .Remaniés ensuite sous sa plume, ils se transformaient en sources d’inspiration pour ressurgir dans ses dessins, ses carnets , dans cette forêt de symboles qui le mena dans Venise, dans Jérusalem, sous le ciel de Paris ou de New York.

Ces écrits posés sur ses tableaux glissent ainsi sur la trame des pierres de l’Histoire, de son histoire.