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Tobiasse Museum

“REFERTILISER LE SOUVENIR”

“La vie est une fête”, tel a été le thème choisi par Tobiasse pour aborder l’univers de la chapelle Saint-Sauveur. Ce petit oratoire du XIV siècle a connu un passé mouvementé : retiré du culte, il fut vendu pendant la Révolution, puis rendu à la ville après d’importantes transformations.

“REFERTILISER LE SOUVENIR”

“La vie est une fête”, tel a été le thème choisi par Tobiasse pour aborder l’univers de la chapelle Saint-Sauveur. Ce petit oratoire du XIV siècle a connu un passé mouvementé : retiré du culte, il fut vendu pendant la Révolution, puis rendu à la ville après d’importantes transformations. Sa cloche a longtemps résonné pour avertir les habitants du Vieux-Cannet des dangers de toutes sortes : incendies ou invasions, comme celle au début du 18ème siècle des impériaux autrichiens que la population, grâce à la bravoure du curé Ardisson, réussit à repousser. Sortie de son affectation religieuse initiale, la belle endormie dut attendre qu’on la réveille à nouveau, cette fois grâce à la vision colorée d’un artiste. En choisissant Tobiasse, la municipalité a souhaité rendre vie et attirer les curieux venus pour contempler les œuvres d’art de la région.

Dans ce lieu que Tobiasse décrivait comme « une coquille vide, riche d’une histoire oubliée, effacée par le temps », celui-ci a donc élaboré un ensemble dédié au cycle éternel de la vie. Sur le parvis, une sculpture monumentale de 2,50 m intitulée « L’oiseau de Lumière » accueille les visiteurs. Sur toute la largeur de la chapelle, se déploie au fronton, une mosaïque dédiée à « la création du monde », composée d’émaux de Murano, de marbres et de pierres naturelles.

À l’intérieur, de grands panneaux de bois stratifiés et peints donnent toute la puissance de leur relief. Sur le mur de gauche, les forces de la vie sont symbolisées à travers des représentations de femmes, d’enfants et de fruits. Sur le mur de droite, deux mains jointes en offrande, ainsi que des animaux bibliques nous renvoient à la genèse de la vie. Les couleurs chaudes utilisées de chaque côté, sont contrebalancées par une palette froide sur le mur du fond pour évoquer d’une part, un village de Provence et d’autre part, la Jérusalem antique, survolés par un oiseau de la paix. Un banc en ferronnerie aux bras sculptés permet de s’asseoir et contempler la lumière tamisée par cinq vitraux également créés par Tobiasse.

« Le thème que j’ai adapté librement fait référence à l’esprit de la Bible où tout croyant de toute confession pourra se reconnaître », expliquait Tobiasse qui a voulu traduire joies et tristesses inhérentes au temps qui passe